Soutien scolaire et école : Bilan sur le soutien scolaire Qui a recours au soutien scolaire
Ainsi, 28% des parents ont fait donner des cours particuliers à leurs enfants dont déjà 5% en maternelle. De plus, 80% disent être prêts à avoir recours à des cours particuliers payants, soit en cas de difficultés scolaires (75%) ou seulement pour améliorer ses performances (58% dont déjà 54% en maternelle et primaire et plus de 60% en lycée). Par ailleurs, les parents, s'ils sont majoritaires (56%) à penser que l'école joue actuellement correctement son rôle de soutien, attendent beaucoup des nouvelles dispositions de soutien personnalisé mises en place à partir de cette année : 89% y sont favorables. Le sondagesoutien scolaire fait en outre valoir qu'au total 83% des parents aident leurs enfants le soir (dont 17% systématiquement). Si 69% s'estiment suffisamment capables, 19% se sentent démunis, notamment ceux qui ont fait le moins d'études. Toutefois, pour le recours aux cours particuliers, il n'y a aucune différence socio-culturelle, même si les parents du privé restent plus prompts à les réclamer. Evoquant ce dernier point, le président de l'Unapel, Eric Raffin, a convenu que ceux-ci avaient "une attitude plus volontariste" mais il a mis en garde contre "une culture du consumérisme" et une "montée inquiétante de la surenchère". "Les organismes spécialisés en soutien scolaire voient leur chiffre d'affaires augmenter de 35% chaque année depuis 2001, jouant sur le marché de l'angoisse", a-t-il déploré. Comme tous les ans, le rapport «Regards sur l'éducation» de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ausculte les systèmes éducatifs des 30 pays membres de l'organisation (1). Pas de scoop cette année, mais la confirmation de tendances lourdes qui, à force de se répéter, doivent désormais être ancrées dans les esprits des parents et des enseignants. Vérification avec ce vrai/faux. Une orientation précoce aide les plus démunis à s'en sortir Faux. Le niveau moyen des élèves de 15 ans est inférieur dans les pays qui imposent un choix de filière précoce, par exemple l'Allemagne ou l'Autriche, où les enfants sont «orientés» dès l'âge de 10 ans. En général, plus un système est «stratifié» en filières étanches, plus il a tendance à placer les élèves socialement désavantagés dans des établissements où le niveau est moins exigeant. Les dépenses ont augmenté plus vite que les effectifs Vrai. Mais cette augmentation, depuis dix ans, ne fait pas de la France une nation dépensière : en termes de dépense par élève, seul l'enseignement secondaire est au-dessus de la moyenne (6 899 euros par an contre 5 702 euros). Pour le primaire en revanche, la France dépense en moyenne 4 104 euros par élève (contre 4 301 euros) et pour le supérieur 7 566 euros (contre 10 883 euros). Plus un pays dépense pour son école, meilleurs sont les résultats Pas forcément vrai. L'OCDE relève plusieurs paradoxes : dans le secondaire, les dépenses les plus faibles «ne vont pas forcément de pair avec des services d'éducation de moindre qualité». Dans le supérieur, une faible dépense par étudiant ne permet même pas de faire des économies dès lors que les étudiants restent plus longtemps à la fac. Comme c'est le cas en France, qui réussit à dépenser beaucoup pour des résultats mitigés. Plus on étudie en classe, plus on apprend Faux. Un pays comme la Finlande, qui caracole en tête des évaluations internationales du niveau des élèves, impose 2 000 heures d'enseignement de moins que la France aux élèves de 7 à 14 ans. L'OCDE relève que «d'autres facteurs [que le temps passé en classe] entrent en jeu, tels que l'efficacité avec laquelle les élèves utilisent leur temps d'apprentissage et avec laquelle l'enseignement leur est dispensé». Idem du temps consacré aux devoirs. Plus les familles paient, plus l'Etat se désengage Faux. L'OCDE relève qu'entre 1995 et 2002, l'augmentation des dépenses des familles pour l'éducation de leurs enfants est généralement allée de pair avec une augmentation des financements publics. L'enseignement supérieur se mondialise Vrai. Et de façon spectaculaire : en 2003, plus de deux millions d'étudiants suivaient un cursus hors de leur pays d'origine, soit 50 % de plus qu'en 1998. Pays les plus attractifs : les Etats-Unis (qui accueillent 28 % des étudiants voyageurs), le Royaume-Uni (12 %), l'Allemagne (11 %), la France (10 %) et l'Australie (9 %). Les écoles publiques et privées font jeu égal Faux. «La composition socio-économique» des établissements privés, partout dans le monde, leur permet d'obtenir de meilleurs résultats. Les enseignants français sont plutôt bien payés Faux. La France se situe même au 21e rang sur 30, que l'on considère les revenus annuels moyens après quinze ans de carrière (28 543 euros ; pour 65 252 au Luxembourg et 8 156 en République slovaque ou en Pologne) ou que l'on juge en part du PIB par habitant (là aussi, la France en dessous de la moyenne).
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